Déclarations des principes et objectifs du réseau Brésilien écosocialiste

vendredi 15 octobre 2004 par terrazul

Aucun concept qui ne soit écologiquement durable possède un futur. La crise écologique est un phénomène global qui doit être abordé tant au niveau local que mondial. Dans son offensive, afin de tout transformer en propriété et marchandise, le capital transforme la vie en objet économique, s’approprie la biodiversité, veut imposer des OGM, privatiser et contrôler les réserves forestières et l’eau.

Comprendre que la logique capitaliste de production et de consommation ne fonctionne que pour elle-même ne suffit pas. Nous devons vaincre la barrière de la pensée orthodoxe élaborée exclusivement à partir des idées nées des anciennes victoires de la classe ouvrière et de son parti. Il faut ainsi reconnaître que l’agenda écologique impose une nouvelle identification des acteurs dans la scène sociale et dans la composition des forces autour de l’alliance fermiers-travailleurs.

Le réseau écosocialiste est formé de femmes et d’hommes qui croient que l’environnement n’appartient ni à des individus, ni à des groupes ou à des compagnies, et ni même à une espèce. Ce sont des gens qui se battent pour que chaque être humain sur cette planète possède les mêmes droits de disposer des éléments environnementaux et sociaux dont il ou elle a besoin - et dans le cas où ces derniers sont insuffisants ou limités, la division doit être juste et planifiée. Elle ne peut jamais être définie par des guerres, compétitions ou autres formes de disputes. Ce sont des gens qui comprennent que l’humanité doit limiter et ajuster ces activités productives, respectant les autres êtres vivants et les processus de maintenance de la vie sur la planète.

Des femmes et des hommes qui sont convaincus que l’écosocialisme est l’accomplissement du socialisme, libre des erreurs bureaucratiques et centralisatrices commises par ce qui fut appelé le vrai socialisme, et actualisé au contexte de crise écologique. Nous nous battons pour une société sans exploitation des personnes, où le travaille vise la libération et non l’aliénation des êtres humains. Une société mue par des sources d’énergie renouvelable, où la production recycle totalement les matériaux utilisés.

Nous nous battons pour une planète où le perpétuel cycle naturel d’extinction et de renouvellement des espèces est maintenu par les rythmes naturels et non plus par les rythmes destructifs des temps présents où plusieurs espèces périssent très rapidement à cause des actions de l’humanité qui est de plus en plus isolée sur la surface terrestre. Nous nous battons pour une planète habitée par des espèces nées du processus naturel de création et de mutation, processus duquel l’humanité fait partie.

Nous voulons une société dans laquelle tous les êtres possèdent le droit de base d’avoir un territoire, un espace où vivre sur la planète Terre, et sur lequel l’environnement n’est pas l’objet de spéculations immobilières ou d’autres outils de domination et d’exclusion. Où les terres appartiennent à ceux qui y travaillent et y vivent, dans la campagne où la ville. Et nous voulons parler de villes qui appliquent le développement durable.

Une société où les gens sont conscients que toute production nécessite des éléments environnementaux, de la connaissance, et des structures. Et que, par conséquent, une partie de la production est une propriété sociale et toute personne a le droit d’accéder aux résultats de la production sociale lui permettant de vivre dans des conditions de dignité.

Une société qui n’accepte pas les risques environnementaux et sociaux. Qui comprend que l’inexistence de preuves pour démontrer qu’une technologie est dangereuse n’est pas suffisante pour l’accepter. Car, quand naît une innovation, normalement nous ne savons encore rien des risques qu’elle peut causer. Au contraire, il faut que la technologie soit prouvée sécuritaire et transformable en outil d’évolution sociale et environnementale.

Nous nous battons pour un monde futur dans lequel la diversité sociale sera le fruit de la détermination libre des gens et des peuples. Les différences de cultures, d’ethnies, de races, de sexes et d’orientation sexuelle, ne doivent jamais être des instruments de négations de l’égalité des droits sociaux.

Le Réseau Ecosocialiste est formé de personnes qui dédie leurs existences à défendre la vie contre la barbarie, et qui luttent pour la paix sur la planète.

Porto Alegre, Troisième Forum Social, 27 Janvier 2003.

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