FBOMS débat médiatique, politique environnementale et avis public dans II CNMA

terça-feira 13 de dezembro de 2005 por Zacharias Bezerra de Oliveira*

Rencontre dans la nuit d’aujourd’hui, 12, pendant la réalisation de la II Conférence Nationale de l’Environnement de journalistes, d’éditeurs et de directeurs d’agences environnementales, ont discuté le rôle de la communication environnementale dans la construction des politiques publiques d’environnement et dans la formation de l’avis public. Cette thématique du débat sur Média, Politique Environnementale et Avis Public, a été proposée par le Forum Brésilien des ONGs et Mouvements Sociaux (FBOMS). Le débat a été coordonné par le journaliste Juarez Tosi, de Écoagência Solidaire de Communication Environnementale.

L’éditeur du Journal de l’Environnement, Vilmar Berna a dit que le journalisme environnemental est très important pour la citoyenneté environnementale globale, mais est dans une impasse. “L’être humain a toujours utilisé la planète comme un grand magasin qui pourvoit à tout et comme un grand entrepôt sans fin de nos déchets; cela a apporté le progrès économique, sans aucun doute, mais nous avons besoin d’avoir à l’esprit que un nouveau modèle de développement est nécessaire… nous avons besoin d’apprendre à vivre avec la planète Terre et non contre la planète “, a t-il rappelé.

“Le rôle des médias en ce moment est fondamental, puisqu’à travers des informations de qualité en quantité suffisante ils vont permettre à la société de faire des choix corrects entre un modèle non durable et bien connu prédateur et un modèle soutenable, c’est à dire, durable. Sans information la société ne sait pas comment décider, donc les informations viennent à être niées, rejetées par la société à travers de diverses formes. La société n’a pas accès à une compréhention élaboré des médias, les informations concernant les interrelations écologiques se limitent souvent au contexte animal via la plante en excluant l’être humain “, a-t-il souligné.

Berna affirme que la presse n’a pas réussi à passer ce message à la société, qui, selon lui, a besoin de recevoir de l’information de qualité en quantité pour pouvoir avoir des instruments pour appliquer dans la pratique ce nouveau modèle de consommation, qui vient "répondre aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs", comme l’a si bien défini la Danoise Gro Brundtland le concept de consommation durable. Le rôle du journaliste, selon Berna, est très important. "Il y a d’innombrables publications sur des sujets divers, comme le jardinage, Feng Shui etc., mais aucune ne reflète la complexité environnementale du Brésil",a-t-il expliqué.

"L’homme encore aujourd’hui s’exclut de l’environnement. Il trouve que la question environnementale est importante, mais comme ce n’est pas stratégique, pour lui ce n’est pas une priorité".

L’éditeur du JMA (jornal meio ambiente) a mentionné qu’a été livré une motion au Secrétariat Exécutif du Ministère de l’Environnement, pendant la II CNMA, en sollicitant la mise en oeuvre du Groupe de Travail de l’Information Environnementale, qui existe depuis 2004, mais qui n’a jamais été en fonction. Pour Berna, chaque ville devrait avoir une agence pouvant relever le défi, que nous tous journalistes environnementaux devons parler pour la société et non seulement pour nous-mêmes.

Berna considère "absurde" que la presse environnementale soit en compétition avec des grands médias comme Veja, Rede Globo etc., parce que selon lui, "il n’y a pas d’intérêt pour une grande entreprise polluante de s’annoncer dans un média qui la critique". Finalement, Berna défend que 5% des sommes avec publicité du Gouvernement doit aller pour des médias environnementaux.

Francisco Costa, du Programme d’Éducation Environnementale du Ministère d’Environnement, a expliqué que l’acte ministériel 68, du 31 juillet 2004, traitant de la démocratisation de la communication, a institué le Groupe de Travail sur les Communications et Informations Environnementales, formé par des représentants du MMA, de l’Ibama, de réseaux et de rassemblement de journalistes environnemental et scientifique, d’organisations non-gouvernementaux et d’institutions d’enseignements. Cette GT (groupe de travail) a comme objectif d’élaborer une proposition de directives de politique, d’instruments et d’actions pour soutenir la production, la diffusion et la démocratisation des informations environnementales dans le pays.

Costa a rappelé le Programme National Educomunicação Sócio-Ambiental et a parlé de l’importance de rapprocher le GT de Communication et d’informations Environnementales du groupe d’éducation environnementale. Le texte informatif peut être aussi éducatif et le texte éducatif peut être agréable. Il a reconnu qu’il requiert d’un peu de pression pour faire fonctionner ce GT, mais a aussi rappelé que nous avons des interlocuteurs et des souteneurs à l’intérieur du Ministère pour cela.

La journaliste et détentrice d’un doctorat en Sociologie, Maristela Bernardo, a dit que la "méprise permanente de la société envers tous ce qui donne respect à la communication et à l’environnement rend nécessaire que se discute stratégiquement la communication, en reconnaissant que Cela n’a jamais été placé comme une priorité".

"La communication fait partie d’un jeu de pouvoir; c’est l’instrument de tous, de la l’importance des grands médias", a souligné Maristela. Elle a ajouté que le travail des informations environnementales, dans la majorité des cas, est un travail qui doit être fait avec une communauté déterminé par les organisations pour essayer de passer l’information au pouvoir public sur les nécessités de la communauté.

Beaucoup de personnes ne savent pas le minimum, comme par exemple, ce qu’est le rôle du préfet, du conseiller municipal etc.; ils ne savent pas quels sont leurs droits et leurs devoirs basiques parce qu’ils n’ont pas l’accès aux informations, parce qu’il ne possède pas d’éducation de base ou seulement une éducation déficiente qui au moins leur permettrait de savoir lire". Pour Maristela, il est important d’inclure dans tous les projets une composante de communication stratégique, d’explorer toutes les possibilités de cette communication à recevoir les informations et de transformer cela dans l’intérêt pour sa communauté.

DÉBAT

Pendant le débat avec les orateurs, le prêtre Ermanno Allegri, directeur de l’Agence d’Informations Frei Tito pour l’Amérique latine (Adital), basée à Fortaleza, Ceará, a proposé que soit envisagé la possibilité de décentralisation de Secretaria de Comunicação du Gouvernement (Secom), celle-ci distribue la somme de la communication pour les grands médias. "Tous ceux qui critiquent le Gouvernement vivent avec les mains liées, sans savoir s’ils vont pouvoir continuer leur travail dans le prochain mois", a rappelé Ermanno, en soulignant que les nouvelles journalistiques d’Adital (www.adital.com.br) sont reproduites par des centaines et des centaines d’autres véhicules au Brésil et à l’étranger.

Le journaliste Edgard Patricio, de l’ONG Catavento, de Fortaleza, s’est plaint de la participation de la zone semi-árido dans le GT sur la Communication et Informations Environnementales et a rappelé que vient d’être créés le groupe dEcojornalistas do Semi-Árido.

Maristela Bernardo a déclaré, en répondant au questionnement du directeur de l’Adital, qu’il faut en finir avec "l’absurdité, la demesure" du fait qu’une somme beaucoup trop grande est destiné à la propagande du Gouvernement au détriment de l’éducation et la santé. "Cette mesure est immoral, autoritaire et fasciste ; que cette somme soit utilisée pour l’éducation, la santé et la qualité de vie pour tous comme une proposition juste pour la société, cela peut arriver", a-t-elle affirmé..

*Pour la traduction: Geneviéve Dufresne Stagiaire, coopérante d’Alternatives, Brésil

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